Le Canard Pékinois – Lausanne

Une institution chinoise en Suisse

Le Canard Pékinois, c’est LE restaurant chinois gastronomique de Lausanne. Peu d’habitants sauront vous dire depuis quand on laque des volatiles entre les murs de cette maison réputée (1996). Logée dans un bâtiment moderne de la place Chauderon, elle ne désemplit pas malgré les années qui passent. Son cadre à la fois désuet et chic rappelle l’époque où les restaurants chinois étaient principalement des établissement luxueux pour les jours de fête. Sur le sol, on s’émerveille ainsi en observant le sentier vitré à travers lequel on voit quelques poissons nager. Ceux qui ont lu mon billet sur le Dun Huang sauront à quel point j’affectionne ce genre d’établissements.

Plat de canard laqué au Canard Pékinois à Lausanne

Bien-sûr, qui dit Canard Pékinois, dit canard laqué. Cette spécialité impériale, symbole de la tradition chinoise de cuisson au feu, est bel et bien servie « à la pékinoise », c’est-à-dire accompagnée de crêpes à la vapeur, de sauce brune douce et de poireau (44 CHF). Vous profiterez aussi de la découpe caractéristique de ce plat: La peau croustillante et la chair moelleuse sont séparées puis ré-assemblées au service sur plateau. Vous pourrez ainsi savourer toute la palette de saveurs de l’animal comme le bon fin gourmet que vous êtes.

Préparation de la crêpe au Canard Pékinois à Lausanne

Evidemment, on ne régate pas encore tout à fait avec les meilleurs au monde. Cependant au niveau local, on tient un champion. La peau est croustillante et cisaillée avec compétence. La chair est juteuse et de belle qualité. Chaque bouchée est pleine du délicieux goût de grillade que nos papilles sont programmées pour rechercher. La dégustation des cuisses, à la main, est d’ailleurs un grand moment de volupté où toute la saveur se trouve concentrée. En fait, pour découvrir le canard laqué à Lausanne, le Canard Pékinois est vraiment l’adresse où se pointer.

Une peau de canard bien laquée au Canard Pékinois à Lausanne

Un restaurant à la cuisine variée

Mais attention, le Canard Pékinois a plus d’un tour dans son sac. Il propose, en plus du fameux oiseau au bec jaune, une carte très riche de mets de tous horizons. Preuve par l’exemple, le filet de Mérou mariné au sel de piment frit (33 CHF) est une manière un peu plus luxueuse de manger une spécialité que j’affectionne particulièrement: les préparations « sel et poivre ». Il s’agit donc de paner puis de frire un ingrédient, ici du mérou, en compagnie d’oignons, d’ail et de piments. La pâte à frire est le plus souvent bien salée comme c’est le cas ici. Les pépites de poisson croustillent en bouche avant de délivrer leur salinité gourmande. Viennent ensuite la vivacité des oignons puis le feu du piment. Ces condiments sont saisis dans l’huile, comme le reste, ce qui reste le meilleur moyen de faire ressortir leur pouvoir enivrant.

Filet de Mérou au sel et poivre au Canard Pékinois à Lausanne

Parmi les autres spécialités, on trouve le poulet au basilic qui fait la fierté de la maison. Ce dernier est fait avec de la viande de cuisses pour mon plus grand bonheur. Je cite encore le vaste assortiment de dim sums, parfois à base de produits luxueux (saint-jacques, pinces de crabe). La liste est longue et appétissante. Toutes ces préparations mériteraient une exploration détaillée dans le futur.

De même, la carte de thés exclusivement chinois, dont les prix sont très corrects, mérite le détour. Avantage, une théière, entre 6 et 9 CHF, vous accompagnera tout au long du repas puisqu’on vous remettra de l’eau chaude aussi souvent que vous le souhaitez, comme le veut la pratique traditionnelle. Un  point important qui met en perspective le prix des plats plus élevé que dans votre chinois de quartier. Oubliez donc un peu le vin et la bière pour mieux profiter d’un produit authentiquement gastronomique pour un prix modeste. Si vraiment vous tenez à votre pinard, la carte est solide, je vous rassure.

Déco typique au canard pékinois à Lausanne

Notez également que toutes les viandes sont suisses. Seule exception, compréhensible, avec le canard hollandais. De quoi convaincre également ceux qui évitent les adresses asiatiques à cause de leur propension à aller chercher les viandes au meilleur marché et parfois très loin.

Vous avez aussi l’opportunité de vous essayer à la cuisine chinoise supérieure en profitant des offres le midi ou même en tout temps en passant du côté de l’espace café ! Des assiettes autour de 20 CHF que vous n’avez plus aucune excuse de ne pas aller tester. Pour ma part, je me réjouis d’un véritable yum cha (une sorte de brunch chinois où on boit du thé en mangeant des dim sums) aussi vite que possible. C’est juste dommage que le Canard Pékinois ne soit pas ouvert le dimanche. Ça changerait un peu des burgers et des oeufs brouillés au saumon.

One Response to “Le Canard Pékinois – Lausanne”

  1. La semaine d'une gourmette mai 15, 2017 at 15:02 #

    Pour le Yum Cha, il y a maintenant les Trois Bonheurs (samedi midi et dimanche midi) !
    C’est vrai que le canard laqué du Canard Pékinois est fameux. Bon, faut qu’on y retourne…
    (Pfffft, je suis vraiment une vieille Lausannoise, et même une vieille tout court, je me souviens quand le Canard Pékinois a ouvert…)

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