L’expérience McDonald’s: J + un an (et demi)

Ceux d’entre vous qui étaient là dans les premiers jours du blog – qu’ils soient remerciés – se souviennent peut-être de « L’Expérience« . Lorsqu’on évoque « L’Expérience » de Guérilla Gourmande, les petits enfants se mettent à pleurer, les jeunes filles se cachent sous leurs draps et les mamies ferment nerveusement les volets. Aujourd’hui elle revient pour vous hanter, plus effrayante et plus scientifique que jamais.

Reprenant l’idée souvent colportée dans les médias du burger McDo qui ne vieillit jamais, j’ai voulu tenter ma propre expérience avec une hypothèse un peu moins consensuelle: J’ai pris le pari qu’un hamburger à base de produits du commerce ne vieillirait pas différemment dans des conditions similaires. Tout ça est parti sur un coup de tête. A cette époque, j’étais jeune et fou. Je ne me souciais pas de mon image et faisait n’importe quoi sur ce site.  Mais un engagement est un engagement. Il faut finir « L’Expérience ».

Après avoir présenté mon projet et sa mise en place dans un premier billet, le second de l’histoire du blog, nous avons constaté l’assèchement progressif et relativement semblable de nos deux cobayes au bout de 7 jours. Après un mois de maturation, on a néanmoins constaté que le burger du géant jaune montrait moins de signe de fatigue que son collègue. Alors que la préparation maison commençait un peu à s’effriter, le sandwich de Ronald, lui, ne bougeait pas d’un pouce. Mon Dieu! La légende disait donc vrai… au moins en partie.

Qu’en est-il après près de 500 jours? Cette fois-ci, je les ai conservés toujours emballés dans les mêmes conditions mais dans l’obscurité d’une cave plutôt que dehors. Après tout ce temps, rien que l’observation des papiers nous fait comprendre que nous sommes dans des laps de temps bien plus significatifs que précédemment. Un des deux sacs est taché d’un halo sombre alors que l’autre reste nickel. Une fois de plus, c’est le burger McDo qui résiste le mieux aux ravages du temps.

McDo-1-an-emballé

D’ailleurs, cette tendance se confirme au déballage. Le pain maison s’est effrité petit à petit jusqu’à tomber en morceaux alors que l’autre reste solide comme un rock. Cette expérience est décidément passionnante et pleine de rebondissements! Côté viande, c’est un match nul: les deux galettes sont sèches et, au vu des circonstances, peu abîmées.

McDo-maison

C’est d’autant plus excitant que des petits animaux, des sortes de larves, rampent sur les burgers. Ces derniers ne semblent pas trouver le Mc burger moins accueillant, bien au contraire, ils y semblent très à l’aise. On ne peut pas leur en vouloir puisque ses fondations semblent bien plus solides et constituent du même coup un logement bien plus sûr! Étrangement, ces petites bêtes ne semblent pas se nourrir des hamburgers. En effet, ces derniers n’ont pas tellement perdu en masse et ne sont pas rongés.

McDo-burger

Que pouvons nous conclure de cette expérience hautement scientifique? Et bien, il semble que notre ami le clown au grand M jaune garde quelques atouts dans la manche bouffante de son costume de clown pervers. En effet, comment expliquer cette étrange bonne tenue du pain après tout ce temps? Il faut d’ailleurs reconnaître que ces buns, c’est le truc le plus zarbi de chez Mc Donald’s, et probablement un de ses produits les moins recommandables.

Au fond, c’est plutôt rassurant. Je préfère me dire que Ronald garde encore quelques secrets et que le goût de steak de Mickey qui fait son succès reste nimbé de mystère et me fascinera encore longtemps.

C’est ainsi que nous mettons un point final à cette série. A l’heure où vous lisez ces lignes, les burgers sont à la poubelle parce que ça commençait à devenir franchement dégueu’. Mais ils restent dans notre cœur comme l’un des symboles forts de l’envol de Guérilla Gourmande dans la blogosphère.

3 Responses to “L’expérience McDonald’s: J + un an (et demi)”

  1. Benoit août 13, 2014 at 20:22 #

    Hello,

    J’avais hâte de connaître le dénouement de cette expérience. Merci d’avoir mis un terme à ce suspens insoutenable… 😉

    A+

  2. Manuel août 14, 2014 at 19:02 #

    Et saluons le guerrier gourmand qui aura mené jusqu’au bout son expérience peu ragoûtante !
    500 jours… faut le faire!

  3. alex août 20, 2014 at 11:04 #

    excellent 😉

    je suis surpris par le burger maison tout de même ! 500 jours et la viande n’a pas bougée.

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