Boeuf wagyu au Kazoku à Lausanne

***ADRESSE FERMÉE: Nouvelle gérance***

Cet été, j’ai publié un article dithyrambique sur le Kazoku. Je vous enjoignais d’y faire une visite pour vous rendre compte par vous-même de ce que c’est qu’une cuisine fusion véritablement passionnée. Mais vous n’y êtes pas allé. Je n’ai pas eu de retour enchanté de mes amis, pas de commentaire enflammé au pied de l’article en question, pas d’email pour me remercier avec chaleur, rien. Mais je ne vous en veux pas. Peut-être que vous n’avez pas trouvé le temps ou l’occasion de vous y rendre. Ou peut-être que vous trouvez tout de même la carte un peu chère. Et bien, je ne rends pas les armes et je publie un second article sur cette adresse.

Depuis cet été, le Kazoku a retravaillé sa carte et a fait son entrée au Gault & Millau avec 12 points sur 20. Après quelques mois d’existence, c’est une sacrée performance. Mais à mon avis, ils iront à 13 ou 14 s’ils continuent sur leur lancée. Pour ma part, je leur ai rendu 2 nouvelles visites et il y a plusieurs choses que j’aimerais partager avec vous à leur sujet et qui vous inciteront peut-être à sauter le pas.

Une belle assiette au Kazoku

 

Les plats du jour ont un excellent rapport qualité-prix

Pour 18 CHF, vous aurez l’assiette du jour, des crevettes sautées avec du riz, par exemple. C’est un prix dans la moyenne mais avec la garantie d’une réalisation minute et d’excellente qualité. Très bien, mais la vraie affaire, ce sont les plateaux de sushis à 27 CHF ou, plus bourgeois encore, les sashimis à 29 CHF.

Plateau de sashimi du jour au Kazoku

Bonjour, je m’appelle Michel et, à midi, à la pause du travail, je mange une tuerie d’assiette de poisson cru préparée minute avec les meilleurs produits.

 

Le wagyu fait son entrée sur la carte

En retravaillant la carte, les patrons ont introduit le fameux bœuf wagyu, souvent appelé abusivement « bœuf de Kobe ». Ils en importent de la meilleure qualité en provenance d’Autralie. Croyez-moi, ça vaut le détour. J’ai souvent entendu des gens critiquer la texture trop grasse de cette viande et son caractère écœurant. J’imagine que le goût de la graisse animale n’est plus à la mode dans nos contrées. Pour ma part, j’en ai goûté pour la première fois au Kazoku. Grâce à la graisse intramusculaire qui s’immisce littéralement à travers la chair, la viande est tendre, mais surtout très juteuse. Voyez cette photo en provenance de la page Facebook du Kazoku.

Le wagyu du Kazoku

D’ailleurs, vu comme je mange bien, je suis sûr que j’ai plein de graisse intramusculaire qui me rendrait délicieux pour des cannibales. Oui, la saveur est plus riche, bien-sûr, et il n’est pas nécessaire d’en servir une grande portion. Avec une petite sauce sucrée au soja, c’est juste parfait.

Assiette de wagyu au Kazoku

60 CHF, c’est ce dont vous avez besoin pour tester la version du Kazoku. Ho non, je ne veux pas entendre d’excuse sur l’état de vos finances. Arrêtez de fumer, n’allez pas voir le Hobbit en 3D ou allez-y pour votre repas de mariage, s’il le faut.

Dernière chose, le riz qui accompagne votre assiette est sauté dans la graisse du bœuf. C’est le genre de pratique canaille qu’on ferait à la maison et qui me font dire qu’il y a une gourmandise qui ne se retrouve pas partout chez les chefs du Kazoku.

 

Les sushis sont préparés dans les règles de l’art

J’ai goûté plus en détail leurs sushis et je peux vous garantir que c’est de la bonne came. De ces nigirizushi que vous n’avez pas besoin d’assaisonner car le chef les conçoit pour qu’ils soient prêt à être dégustés immédiatement. C’est ainsi qu’on reconnaît un bon maître sushi. Mais bon, vous prendrez quand même un peu de gingembre au vinaigre parce qu’il est fait maison et pas sorti d’un de ces petits sachets de plastique mignon.

 

Les produits sont au top de la qualité

Je commence à connaître un peu les dessous du restaurant. Vous comprenez, quand on est un blogueur fameux, on a ses entrées un peu partout. Mais surtout on discute, on observe et on apprend des choses très intéressantes. Je sais qu’en cuisine, ils n’hésitent pas à renvoyer des produits qui ne les satisfont pas pleinement.

La qualité des matières premières, on la sent à la dégustation, certes. Mais lorsqu’on voit, de ses petits yeux humides, les images prises par les patrons eux-mêmes, ont se dit qu’il y a quelque chose de sérieux qui se passe à l’avenue d’Echallens. Photo également piquée sur leur page Facebook.

Une sériole au Kazoku

Un mot aussi sur la carte des vins. C’est aujourd’hui le Passeur de vin qui fournit au Kazoku d’excellentes bouteilles, comme ce Saint Joseph « poivre et sol » 2011 Domaine François Villard. Superbe.

De jeunes chefs qui s’échinent à donner le meilleur d’eux-mêmes chaque jour et à offrir les meilleurs plats possibles au meilleur prix. De 18 à 150 balles, vous pouvez soutenir ceux qui se donnent pour faire de Lausanne une ville de premier plan au niveau gastronomique. Et vous vous ferez plaisir du même coup. Mieux, allez manger leur menu de la Saint-Sylvestre qui regroupe leurs plats les plus festifs.

Donc, la prochaine que vous voulez réserver un bon resto, pensez aux gars du Kazoku et à Lukas qui pleure que vous ne l’ayez pas écouté. Mais rassurez-vous, vous n’avez pas fini de m’entendre sur le Kazoku. Je dois encore revenir avec une revue de leur plat d’anguille.

 

Restaurant KAZOKU
Avenue d’Echallens 60
1004 Lausanne
+41 21 625 25 66
info@kazoku.ch

14 Responses to “Boeuf wagyu au Kazoku à Lausanne”

  1. Manuel décembre 16, 2013 at 00:39 #

    Un bonheur à lire et de voir l’interprétation « Guerrillagourmandienne » de ta soirée 🙂

  2. Kw.Tran décembre 16, 2013 at 03:41 #

    Merci pour cette belle évaluation !

    Je tiens à préciser que pour le boeuf wagyu, c’est 60 frs les 100 grammes en version grillée, après aux clients de choisir plus ou moins le poids du morceau de viande.

    Encore merci d’être venu à vous deux au repas, désolé pour la longue attente lors de certain moment, je fais trop souvent des assiettes compliquées à dressées alors que j’ai que deux mains, je pense en mode brigade :p

    A une prochaine !

  3. Fen mars 24, 2014 at 22:53 #

    Un grand merci pour le site d’abord, puis de la découverte du Kazoku.

    Nous avons fait l’erreur de prendre le menu tradition qui ne nous aura pas permis de nous rendre vraiment compte l’étendue de ce que peux nous offrir ce restaurant.

    Cependant ce fut très bon, les brochettes de poulet sont a se damnés il faut bien l’admettre.

    Nous avons demandé si il était possible de faire accompagner nos plats avec le saké qui ce prêterait le mieux, histoire d’élargir nos connaissance n’y connaissant goute en matière de Saké, le vin ou le whisky oui mais le saké pas du tout.

    Bref ce fut très bon, il faut y retourner pour choisir à la carte cette fois-ci.

    Un grand merci pour cette découverte et les prochaines.

    Amicalement

    • Lukas Menal mars 25, 2014 at 10:05 #

      Merci à vous pour ce retour! C’est toujours un grand bonheur de faire découvrir de belles adresses. Et justement, je m’y rend ce vendredi.

  4. Fen mars 28, 2014 at 17:38 #

    Tiens les épicurien une question,

    Existe-t-il en Suisse Romande un restaurent Japonais qui propose un véritable Sukiyaki ? et pas une pseudo fondue chinoise à deux francs six sous ?

    Mille merci (ça ne vaut pas moins)

    Amicalement

    • Fen mars 28, 2014 at 17:40 #

      *restaurant >.<

    • Pawel novembre 28, 2015 at 16:47 #

      Bonjour,
      Je suis un grand fan du sukiyaki, à chaque voyage au Japon (2x par an) je me fait plaisir avec ou du shabu-shabu. En Suisse le meilleur que j’ai mangé c’était à Delémont au restaurant Komachi (13 ou 14 au Gault & Millau) mais ce n’est pas du wagyu mais du bon boeuf Suisse. C’est un petit restaurant très sympa.
      http://www.komachi.ch

  5. Lukas Menal mars 31, 2014 at 13:08 #

    Salut,

    Je n’ai jamais mangé de fondue de ce type par ici. En fouillant, je trouve un article sur le blog Foodhaolic, justement tenu par un chef du Kazoku: http://www.foodaholic.ch/?p=2788#more-2788

  6. Fen avril 4, 2014 at 19:15 #

    Oh merci bien =) je vais de suite jeter un oeil

  7. Nathalie septembre 19, 2015 at 10:47 #

    Hello!
    J’ai entendu parler de ce site hier par Sonia, que j’ai rencontrée au mariage d’une amie, et d’y retrouver le Kazoku me paraît être un excellent augure 😉
    C’est un de nos restaurants préférés à Lausanne, à mon amoureux et à moi.
    Merci pour les articles, je vais de ce pas en lire d’autres 🙂
    N.

  8. Evan mars 22, 2016 at 11:43 #

    Bonjour,

    J’ai cru comprendre que la direction du Kazoku venait de changer, et qu’une nouvelle formule « buffet à volonté européen et asiatique » a été adoptée 7/7 pour le midi et le soir (cf. leur compte Facebook). Je n’ai pas eu le courage de tester ça, mais est-ce que cela voudrait dire qu’ils laissent tomber le côté recherché et raffiné de leur cuisine, qui avait d’ailleurs fait leur renommée?

    Merci d’avance pour vos éclaircissements!

  9. Giova août 24, 2016 at 07:39 #

    Bonjour,

    Pour précision (et c’est important), il est IMPOSSIBLE d’avoir du véritable boeuf Wagyu qui provienne d’australie.

    En effet, seul le boeuf « japanese black », en provenance exclusive du Japon et le veritable Wagyu.

    Cesu des autres pays, ce sont des « imitations ». Cependant, il sont peut-être de très bonne qualité.
    Je trouve toutefois dommage que guerilla-gourmande parle de veritable boeur de Kobe.
    Et si le restaurant lausannois le défini comme tel, c’est une tromperie.
    Pour 60fr les 100grammes, les gens ont le droit de savoir que ce n’est pas le véritable Wagyu, et le restaurant ou le site qui en fait la promotion ont le devoir de les informer….

    Bon appetit.

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